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vendredi 11 mai 2012

L’envie et le plaisir de porter le projet éducatif des EEUdF.

Photo_interview_remiRémi Goguel, Secrétaire Général depuis 8 ans, partage avec nous sa passion pour sa fonction et pour le Mouvement.

Tu occupes le poste de Secrétaire Général depuis 8 ans maintenant, qu’est ce qui t’as poussé à prolonger ton mandat ?

Je m’étais engagé pour 2 ans au départ. Il se trouve que des raisons personnelles et des conditions internes ici, m’ont amené à prolonger mon engagement. Ma fonction a notamment connu des évolutions qui m’ont amenées à élargir mes missions et à relever de nouveaux défis pour le Mouvement. Chaque changement a renouvelé mon intérêt pour le poste.

Qu’est ce qui te plait dans ce poste ?

D’abord, la possibilité de progresser ! J’ai appris dans de nombreux domaines. Les responsabilités et les missions riches et variées attachées à la fonction de Secrétaire Général, m’ont permis d’être pleinement associé à la conduite du changement dans l’association pendant ces huit années, avec les instances dirigeantes bénévoles, Conseil d’Administration et Bureau.

Au départ ma fonction était très centrée sur la gestion administrative de l’association, puis en 2007 nous avons créé le poste de responsable administratif et financier, ce qui m’a permis de me consacrer au développement du Mouvement et de ses partenariats. Il y a aussi une forte dimension de représentation extérieure dans la fonction que j’occupe, avec une multiplicité de partenaires ecclésiaux, institutionnels, scouts, etc. qui m’a énormément plu.

J’aime aussi la dimension collective de l’action, le travail en équipe et en réseau. J’ai la chance d’animer l’Equipe Nationale, dont les salariés sont aussi militants du projet de l’association. Cette équipe rassemble aussi des bénévoles et ponctuellement des stagiaires et des volontaires en service civique. D’autre part j’ai collaboré avec plusieurs équipes de Bureau successives. Je trouve enthousiasmant de travailler avec des militants associatifs très engagés. Par ailleurs, le projet éducatif que porte l’association, donne un véritable sens à mon travail. Le projet des EEUdF, les buts et l’impact social qu’il vise, nous place dans une configuration différente de celle de l’ entreprise à but lucratif, en terme de sens et de rapport au travail.

Quelles sont les grandes orientations ou décisions prises pour le mouvement et auxquelles tu as contribué ?

J’ai contribué à l’élaboration des orientations à long terme de l’association à travers la préparation du rapport d’orientation 2008-2020, avec notamment un axe fort sur l’éducation à la protection de la nature et à une forme de vie simple. Il y a là pour moi un enjeu essentiel pour l’avenir.

J’ai participé à l’impulsion de la stratégie de développement, qui a permis au Mouvement de retrouver le chemin de la croissance, avec une hausse des effectifs de 25% au cours des quatre dernières années. Pour financer cet effort de développement, j’ai aussi contribué à redynamiser le réseau d’amis et de donateurs qui soutiennent l’action du Mouvement.

Mais bien sûr tous les résultats obtenus sont d’abord le fruit d’un travail collectif, collaboratif, porté par l’ensemble des membres de l’association.

Tu vas prochainement passer le relai à un successeur. A ton avis, quels défis doit-il s’attendre à devoir relever ?

Sur l’éducation à la protection de la nature, l’un des principaux défis sera de composer une équipe de bénévoles pour porter ce dossier qui est actuellement en panne.. Sur le développement des ressources, nous engageons actuellement un programme de recherche de « grands donateurs », qui suppose une approche renouvelée de nos relations avec nos donateurs et plus largement avec notre réseau.

Le prochain secrétaire général devra aussi soutenir et accompagner le Bureau et l’équipe en charge du développement, dans la mise en œuvre du nouveau plan de développement et d’une stratégie globale qui visera à articuler le développement avec beaucoup d’autres leviers et vecteurs de croissance.

Actuellement nous cherchons mon successeur, le recrutement est en cours et j’espère avec ces quelques lignes, susciter de l’intérêt pour ce poste !

Pour visualiser l’offre de poste, cliquez ici

Propos recueillis par Marjorie Leduc

vendredi 4 mai 2012

Le RDV du DEV

Découverte du scoutisme au Foyer de Grenelle pour une journée « Portes Ouvertes » !

Pour faire suite à mon post de la semaine dernière sur le groupe EEUdF de Facebook sur la recherche de responsables (toujours d’actualité d’ailleurs !) pour l’agrandissement de la meute de Grenelle qui s’associe aujourd’hui au Foyer de Grenelle, une journée « Portes Ouvertes » a eu lieu le 1er avril afin de faire découvrir aux enfants du foyer ce qu’est le scoutisme :

Ainsi 12 enfants du groupe local sont venus partager leurs jeux avec 12 autres enfants du foyer. Ils ont passé une partie de la journée sur le champ de Mars, sous un soleil rayonnant en commençant par un jeu typiquement scout, le jeu du foulard, doublé d’un jeu de présentation car les enfants devaient dire le nom de leur adversaire avant de pouvoir attraper le foulard.

La sensibilisation à l’environnement a été le thème central de la journée qui a ensuite finie au foyer avec un goûter, des jeux et une présentation en images des camps.

Les activités ont été menées conjointement avec les animateurs jeunesse du foyer qui ont été ravis de cette rencontre, ainsi que les enfants, dont plusieurs ont déjà manifesté leur envie de continuer ! Les différences culturelles n’ont donc pas été un frein et les enfants des deux groupes se sont vraiment bien mélangés !

Opération réussie pour Grenelle, le foyer laissera donc les Eclaireurs Unionistes et la meute de Grenelle « envahir » une nouvelle fois ses locaux en proposant les activités unionistes aux enfants qui le fréquente !

decouverte du scoutisme Grenelle

jeudi 26 avril 2012

Communication, technologies … Quelles places ont-elles dans nos activités ???

photo_article_nouvelles_technologiesEn sommes-nous des consommateurs ou acteurs ??? Pas forcément !

Lorsqu’on campe, on est ravi de se retrouver, de retrouver les autres et de sortir d’un quotidien surmédiatisé, avec une agression continuelle d’informations, de mails, de SMS, de téléphones … Mais ne peut-on pas reprendre la main sur ces technologies ? Notre rôle n’est-il pas d’en redevenir justement des acteurs ? Une initiative et des outils se développent à ce sujet à l’heure actuelle dans le Scoutisme Français.

Retrouvez l’intégralité de l’article ici !


Ce projet vous intéresse, vous fait réagir ?
Alors contactez Thomas AIME-CABROL : f4ilx@free.fr

Un site internet dédié sera prochainement mis en place, restez à l’écoute !!!

Thomas AIME-CABROL Alias F4ILX (indicatif radioamateur)

LE GRAND BLOUP : PLUS QU'UNE SEMAINE POUR S'INSCRIRE!!!!!

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Petite piqûre de rappel : le Grand B’loup, c’est le 26, 27 et 28 mai ! Il ne reste plus qu’une semaine pour t’ inscrire !!!

Alors, inscris-toi vite sur le SI du site, rubrique “rassemblement”.



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Pour visionner le lipdub du Grand Bloup, clique sur la photo!

Et pour plus d’informations, Rendez-vous sur le blog de l’évènement. A bientôt !

La coBC

lundi 23 avril 2012

Un peu de sérieux ! Le coup de gueule amicale de la formation !

Responsable, tu es un animateur en charge d’enfants dans leur vie quotidienne, durant l’année et le camp. En tant que responsable, tu prends de réelles responsabilités qui te demandent du temps et de l’énergie… et le Mouvement t’en remercie.

On t’en demande beaucoup, c’est vrai, mais un peu de sérieux tout de même ! Nous ne comptons plus les pertes de papiers, de numéros de dossiers, de documents officiels, dont nous sommes témoins au niveau régional et national.

Les documents de la formation : attestations de stages, numéros et identifiants jeunesse et sports, titres de scoutisme, sont des documents officiels !! Tu as le devoir d’en prendre soin et de les conserver dans un endroit stratégique (avec ton bac, tes diplômes ou encore ton certificat de recensement).

Tu es responsable ? Alors sois-le jusqu’au bout !

Quelques conseils :

  • Crée une chemise pour tous tes documents officiels et conserve là dans ton bureau. Tu sauras facilement la retrouver.
  • Utilise un répertoire papier ou informatique pour y renseigner tous tes codes d’accès (tu peux mettre tous tes identifiants dans un classeur au même endroit).
  • Fais une copie informatique ou une photocopie de tous les documents avant de les envoyer et mets- les dans un dossier « papier important » dans l’ordinateur ou dans la chemise que tu as créée, 2 tirets plus haut !

Allez courage ! ce n’est pas si dur, juste un peu de rigueur ! Beaucoup de personnes (toi compris), y gagneront en temps, en énergie et en organisation !

1er degré unioniste pour les retardataires !

Alors que les stages d’avril battent leur plein, il est temps de faire un dernier petit tour d’horizon. Me suis-je formé comme cela été prévu avec ma région ? Mes collègues responsables le sont-ils aussi ? La formation c’est obligatoire… alors saisissons-nous tous du sujet pour offrir aux enfants des camps exceptionnels !

Tu as raté le coche ? Tu viens d’arriver dans le mouvement ?
Pas d’inquiétude, une dernière session de formation 1er degré unioniste se déroulera du 25 juin au 02 juillet 2012 à St Loup Lamaire (79).
Elle est organisée par les EEUdF en partenariat avec la Bêta-PI. Ce stage t’apportera toutes les billes afin que tu puisses vivre un camp sympa et serein.

Alors n’hésites plus, Connectes toi sur le SI rubrique stage et inscris-toi !
Ne tarde pas le stage se remplit à toute vitesse !

L’ éducation populaire, moteur du Scoutisme Unioniste

logo_educ_pop_gdMouvement agréé par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, les EEUdF revendiquent légitimement leur appartenance à l’éducation populaire. Mais au fond, savons-nous exactement ce que signifie ce terme? Dans quelle mesure le défendons-nous dans notre projet éducatif ? Petit rappel des faits…

L’éducation populaire en quelques lignes !

Communément employé et promu dans nos supports de communication, le terme mérite une définition. S’il n’en existe pas d’officielle, on peut toutefois regrouper un certain nombre de caractéristiques propres aux mouvement d’éducation populaire.

Les acteurs s’accordent à penser que « l’éducation populaire consiste à permettre à tous d’acquérir des connaissances pour comprendre le monde, s’y situer, participer à la vie du pays, être un citoyen actif, transformer ce monde. On retrouve dans cette définition la notion d’instruction pour tous, de liens avec la République et la citoyenneté, et la question de la transformation sociale et politique » .

Plus concrètement, il s’agit d’abord de l’éducation dite alternative ou parallèle aux structures traditionnelles que représentent la famille ou l’éducation nationale, à tous niveaux d’enseignement.

Elle favorise la démarche d’émancipation individuelle et collective à travers des activités menées le plus souvent en groupe.

Autre caractéristique, c’est l’éducation « de chacun par chacun » : une éducation qui ne vient pas d’en haut, des classes dominantes. Elle cherche plutôt à refondre la culture populaire en accordant une égale dignité à toutes les classes de la société.

C’est aussi celle qui ne se limite pas à la ” haute culture “, mais qui explore la culture au sens large: sciences, techniques, sports, connaissance des arts, expression artistique.

Enfin, c’est l’apprentissage de la citoyenneté : la citoyenneté qui n’est pas seulement la politisation (l’art de réfléchir sur la politique institutionnelle) mais une pratique active : art de parler en public, de savoir écouter, de gérer un groupe, de s’intégrer à la société…

Un enjeu scout

Nul doute que notre projet éducatif et les engagements qui en découlent font de l’éducation populaire, l’un des principes fondamentaux de nos actions. A cela s’ajoute l’éducation à la paix et le développement durable qui représentent les pierres angulaires de notre mouvement.

Nous formons des citoyens engagés en utilisant une méthode éducative originale, complémentaire de la famille et de l’école et affirmons des valeurs tels que le sens de l’engagement, la responsabilité, le sens de l’action et du service, la fraternité, le respect, la confiance et la coopération. L’idée est de donner les moyens à tous, tout au long de la vie, de s’épanouir et de s’emparer de sa citoyenneté.

Pour défendre nos actions, il est intéressant de rappeler que chaque mouvement populaire oriente ses activités de manière différente. C’est ce qui fait la force de l’éducation populaire : sa pluralité !

En outre, nous, les Eclaireurs Unionistes privilégions à cet effet le jeu, la vie en groupe, l’engagement personnel (la Promesse), la référence à des valeurs communes (la Loi), et la valorisation du sens du service. Nous sommes protestants par notre histoire, notre enracinement local et par la conviction portée collectivement que la rencontre avec Jésus-Christ contribue à donner un sens à sa vie.

Dans le plus grand respect des convictions de chacun, car le mouvement est ouvert à tous sans condition de croyance ou d’appartenance religieuse, nous offrons la possibilité de cette rencontre, à travers des temps de partage autour de textes bibliques et, pour ceux qui le souhaitent, lors de temps de prière.

Pour en savoir plus, RDV sur les sites dédiés à l’éducation populaire :

http://educ-pop.org/
http://www.iloveeducpop.fr/

vendredi 20 avril 2012

Trois logiques

Aujourd’hui, c’est Frederic qui nous parle de son engagement multi-casquete en politique, en Eglise et dans le scoutisme

Mes différents engagements comme conseiller presbytéral d’une paroisse protestante réformée, comme militant d’un parti politique et comme membre des EEUdF à de multiples fonctions (enfant, responsable, formateur, équipier régional, membre de commission, conseiller de groupe local) m’ont permis d’identifier différentes logiques à l’œuvre. Je m’attarderai effectivement sur ces notions de logique car je considère qu’aucune action humaine n’est commise sans intention, sans insertion dans le cadre conceptuel (l’habitus dirait le sociologue Pierre Bourdieu) de l’auteur de l’action. vie_spirituelle_EEUdF_article2

La logique évangélique : Ma perception du message biblique est que l’annonce de la grâce de Dieu est donnée en abondance aux hommes, continuellement pêcheurs mais aussi sans cesse relevés par Jésus-Christ. Jésus-Christ nous pardonne et nous aime malgré nos défauts et nos erreurs, malgré notre condition humaine en quelque sorte. Cet amour donné sans retenue, abondamment, nous permet à notre tour de pardonner et d’aimer notre prochain. Cette grâce n’est pas un commerce où l’on donne pour recevoir. « Vous avez appris qu’il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » (Matthieu 5, versets 38 & 39). Une proposition déroutante, difficile à vivre tous les jours dans sa radicalité : « Scandale pour les juifs et folie pour les païens » comme le notait l’apôtre Paul (1 Corinthiens 1, verset 23) mais qui nous permet finalement d’aimer notre prochain. A la question d’un pharisien à Jésus pour savoir quel est le plus grand commandement, Jésus répondit : «  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi même. » (Matthieu 22, versets 37 à 39). Le message biblique est donc subversif comme le notait le théologien Jacques Ellul puisqu’il ne s’apparente pas au commerce des bons sentiments, des cadeaux donnés et reçus en retour tel que nous l’enseigne la morale de notre société. Ce que je retiens du message du Christ est d’abord un élan, une gratuité, une espérance. Une espérance contagieuse même : c’est le témoignage chrétien.

La logique politique Mon engagement politique m’a permis de percevoir que la logique politique est d’abord celle du rapport de forces. Pas forcément un rapport de force destiné à écraser les autres (ce qui constitue alors une déviance de la politique, une conquête du pouvoir pour la jouissance du pouvoir) mais permettant de construire une majorité se reconnaissant dans un projet (la conquête du pouvoir a pour objectif la mise en œuvre d’un projet). Le peuple mandatera alors cette majorité pour gouverner. La politique est un lieu particulier puisque c’est le lieu d’articulation des priorités : quelles redistributions, quelles règles de vie communes, quels investissements collectifs, quelles anticipations pour permettre demain une vie collective harmonieuse ? Une fois élue, la majorité a la légitimité de mettre en place son programme, de contraindre chacun par le biais de lois et de règlements dans le cadre que le peuple aura accepté, dans le cadre de la constitution. De ce fait, l’Etat dispose alors du monopole de la violence légitime pour s’assurer que chacun applique la loi, que personne - y compris les puissants - n’y échappe. electeurMa perception du vingtième siècle fut que le phénomène marquant ne fut ni le nazisme, ni le communisme (des totalitarismes avaient déjà existé auparavant) mais l’irruption de la technique qui a permis de décupler les actions et donc les horreurs de ces régimes. Une technique qui a permis la libération de l’homme de taches physiquement dures mais qui a sa propre logique d’auto-alimentation induisant des effets secondaires dépassant l’intention première de ceux ayant initiés ces techniques. Les techniques industrielles au 20ème siècle ont certes permis la facilité des transports mais aussi engendrées la pollution et le changement climatique. Ces techniques sont également devenues financières pour financer des entreprises mais aussi souvent spéculer. Quelques entrepreneurs indélicats cherchent parfois à privatiser les bénéfices de leur entreprise les années fastes puis à nationaliser les pertes lors des années de crise. C’est-à-dire, comme l’a montré Marx, à s’accaparer la richesse et laisser la collectivité payer les dégâts sociaux. La même dérive s’observe sur le principe pollueur – payeur quasiment jamais appliqué intégralement : une entreprise pollue mais laisse le soin à la collectivité de payer la dégradation de l’environnement qu’elle induit. L’agriculture conventionnelle est subventionnée par rapport à l’agriculture biologique puisque c’est la collectivité qui finance très majoritairement les stations de traitement des eaux destinées à dépolluer les eaux des nitrates et autres polluants de l’agriculture conventionnelle. De même, malgré les multiples taxes sur l’essence, celles ci sont loin de couvrir les coûts supportés par la collectivité pour le transport routier (coût des encombrements, des accidents de la route, des infrastructures, du traitement des maladies respiratoires, du réchauffement climatique). Nous privatisons les bénéfices (je roule avec ma voiture) et nous faisons payer à la collectivité et aux générations futures son vrai coût (le réchauffement climatique). Ces incitations fiscales à polluer sont encore très nombreuses et bien que scandaleuses, très peu combattues, excepté par les écologistes. L’objectif de notre société devrait pourtant être d’édicter des règles permettant une concurrence loyale entre entreprises en faisant effectivement supporter les coûts des pollutions par leurs auteurs pour ne pas dissuader les entreprises se souciant de l’environnement. Pour éviter une prédation des ressources et une dégradation de l’environnement déjà à l’œuvre. A nous citoyen de nous organiser pour que la cupidité de quelques uns ne provoque pas le naufrage de tous. L’élément cardinal du 21ème siècle sera les conséquences de la dégradation de l’environnement et l’épuisement des ressources. Aussi, le combat écologique est la priorité, ma priorité. C’est aussi un combat social car ce sont les pauvres, ayant moins de facilité financière pour s’adapter, qui en paieront le prix le plus fort. Le réchauffement climatique se fait déjà sentir : il a induit une augmentation du prix des céréales l’année dernière et par voie de conséquences des révoltes populaires dans des pays arabes ayant engendré le printemps arabe. Je soutiens la candidature d’Eva Joly à la présidentielle car elle incarne ce combat nécessaire pour le courage et contre le gaspillage, pour la justice et contre les paradis fiscaux, pour une meilleur qualité de vie et contre la propagande télévisuelle. Nous n’arriverons pas à lutter contre la dégradation de l’environnement sans une lutte contre les paradis fiscaux, sans l’imposition de règles à respecter par tous.

eeudf La logique scoute Et la logique scoute tout cela ? C’est l’apprentissage de la vie, de la vie en collectivité. S’engager comme responsable c’est expérimenter qu’un idéal (la Loi scoute) est nécessaire pour permettre aux jeunes de se construire mais qu’il faut aussi des règles de vie. C’est expérimenter que l’espérance de l’Evangile peut être vécu mais qu’un camp a aussi besoin d’un budget et d’une comptabilité. S’engager comme responsable, c’est prendre le risque de l’action sans se résigner dans le « yaqua, faucon » pour construire un monde meilleur. L’exemple du chef scout est nécessaire pour ses louveteaux et ses éclaireurs mais il ne suffit pas : il y a aussi besoin de règles. S’engager dans le scoutisme, c’est donc chercher à tenir toutes ces contraintes en même temps. Au service d’un idéal et d’une espérance et non pour engraisser un actionnaire. Au contraire du jeune cadre dynamique d’une entreprise qui s’investirai à fond sans se poser de questions (« il s’exténue et s’anémie pour assurer la prospérité d’un parasite ou d’un tyran » selon le mot de Cioran), être responsable c’est offrir sa générosité et son pragmatisme pour apprendre aux jeunes à construire un monde meilleur. L’apprentissage de la vie dans ce qu’elle a de plus beau et de plus exigeante.

Frédéric Faverjon

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos témoignages a temoignages.eeudf@gmail.com pour parler l’engagement au service de la société

mercredi 18 avril 2012

Retour sur les assises des formateurs

illustrations_assises_des_formateurs

Les 31 mars et 1er avril dernier se sont déroulées à Igny (91) « les assises des formateurs », évènement organisé par la commission formation du mouvement.

Une cinquantaine de formateurs et cadres de tous horizons régionaux se sont donc retrouvés pour vivre ensemble un week-end haut en couleur (de moquette) !
Le programme fut riche : de la formation bien sûr, mais aussi des temps d’échanges et de rencontres (le réseau social formateur est lancé !). En somme, une soirée sous le signe de ” Igny comme vous ne l’avez jamais vu “, et de la convivialité.

Les trois cursus n’ont pas chômé :

  • un cursus de formation de formateurs a rassemblé onze nouveaux formateurs,
  • un laboratoire de production a été organisé sur le thème de l’éducation à la paix.
  • un laboratoire sur le rythme de vie a échangé sur cette thématique de façon générale en s’appuyant sur les interventions de Mathieu Harle (bénévole régional Yveline) et Saad Zian (Bureau Mondial du Scoutisme), spécialistes en la matière. Bilan: une réflexion poussée sur nos grilles de camps et de stage, nos fonctionnements et un travail sur des outils de relecture de nos pratiques!

Travaux bientôt accessibles sur la capitalisation !

Mission accomplie pour la COFO qui voulait faire de cet évènement un lieu de rencontre, de travaux collectifs et proposer à ses formateurs un week-end sympathique qui sorte de l’ordinaire.

Mercis à tous les acteurs présents, aux participants bien sûr, mais surtout à Nicolas Marchand, Axelle et Chloé pour leur investissement sur la soirée et le défi glorieusement relevés qu’ils s’étaient lancés.

Merci aussi à Saad Zian, du Bureau Mondial du Scoutisme, pour sa présence et son implication et à Pierre Bodroux de la COFO qui aura permis la réalisation de ce beau projet en le portant à bout de bras !

A bientôt pour de nouvelles aventures formation !

Nadine Marchand

Responsable Formation et bénévolat

Rejoins la délégation unioniste au Roverway en Finlande !

delegation unioniste roverwayL’équipe d’organisation du Roverway cherche encore des volontaires pour participer au bon déroulement du camp, du 20 au 28 juillet 2012.

C’est une occasion unique de vivre une expérience internationale de scoutisme, de faire vivre la pédagogie de la branche aînée et de découvrir la Finlande, ses milliers de lacs et d’îles, ses forêts boréales, ses rennes et peut-être même le Père Noël…

N’hésite plus, rejoins la délégation unioniste !

Site du Roverway : www.roverway.fi/ist
Site de la Délégation française : www.roverway2012.fr
Plus d’info : pierre-jean.daycard@eeudf.org

Exposition sensorielle des aînés de Crest : Retour de Voyage au Pérou, le 28 avril à Paris

L’équipe d’Ainés de Crest (Drôme) est très heureuse de vous présenter son exposition de retour de voyage, le 28 avril de 14h à 18h à la maison des associations du 15ème arrondissement de Paris.

exposition perouConstruite comme un voyage à travers le Pérou, elle éveillera vos cinq sens à travers des photos, des vidéos, des sons, des épices et des objets et vous transportera du fin fond de l’Amazonie au Machu Picchu en passant par la nébuleuse capitale, Lima.

Comment raconter un mois de vie commune, dont deux semaines à vivre avec des Indiens Shipibos dans l’Amazonie péruvienne ? La tâche est immense mais il faut bien s’y lancer.

Nous avons fait le choix de regrouper ces sensations, ces odeurs et ces souvenirs dans une pièce. Dans cette profusion de données et de ressenties, vous pourrez vivre à votre tour cette fascinante expérience.

Nous vous invitons à visiter notre exposition sensorielle et à nous rencontrer autour d’un Pisco Sour le samedi 28 avril de 14h00 à 18h00 à la Maison des associations du 15ème arrondissement de Paris (22 rue de la Saïda, 75 015 Paris).

mardi 17 avril 2012

Entre feux de camps et luttes sociales... En mouvement !

Nous revenons avec le témoignages d’Héloise, militante au front de gauche

J’ai grandi dans une famille de scouts protestants, pas de militants. À la maison on racontait des veillées et des grands jeux, pas des grèves et des manifs. Pourtant, alors que j’ai choisi de faire du scoutisme, car on m’a demandé mon avis, être résolument de gauche, ça s’est imposé comme une évidence. Même si tous mes engagements sont réfléchis.

J’avais 7 ans en 1989, à la chute du mur. La télévision, les discussions dans la cour… mon premier souvenir politique. 1990, la première guerre en Irak, la mère d’Alexandre, mon voisin et ami, était contre, c’était la seule mais ça avait l’air plutôt chouette. Et l’été 1991, la fin de l’URSS. Ces moments sont gravés dans ma mémoire pour toujours, comme l’apparition d’une conscience aigüe que le monde bougeait autour de moi et que c’était pas toujours joli joli pour les gens normaux. Entre temps, pendant un voyage en Espagne, mon père raconte la guerre civile et je veux comprendre ce que c’est que le front populaire, les anarchistes, tout ça… « Il y a des gens qui pensent que si quelques-uns ne peuvent pas avoir de voiture, alors tout le monde roule à vélo »… L’idée m’a bien bottée.

Je suis convaincue que l’accumulation de richesse sans limite est contraire au vivre ensemble. Je pense aussi que les plus faibles peuvent mettre leur force en commun pour faire changer les choses. Alors vers 2000, au moment où je commençais à être responsable de louveteaux, je me suis engagée dans le mouvement altermondialiste, puis dans les mouvements étudiants, et il y a eu plein d’autres mouvements avant la campagne du Front de gauche. fdg Vous l’aurez compris, ce ne serait pas juste de vous raconter que mon engagement à gauche a des liens avec le scoutisme. Même si le partage, la fraternité, l’éducation vers l’émancipation sont des valeurs que je retrouve.

	Un mot pourtant : Mouvement... de jeunesse, du christianisme social, altermondialiste, mouvements des femmes, étudiants, sociaux... Le mot mouvement, voilà qui réunit mes engagements depuis une quinzaine d’années. Aux EEUDF comme dans tous les collectifs, partis, syndicats où j’ai milité, j’ai été en action pour faire bouger le monde. Debout à 7H00 du matin le dimanche pour une sortie en forêt ou pour tracter sur un marcher... Même plaisir !

J’aime la force du collectif en action. Avec lui j’ai échangé, réfléchi, je me suis formé, j’ai transmis. Ce sont deux expériences perpétuellement fondatrices pour moi, même si je ne fais presque plus de scoutisme alors que vous n’êtes pas prêt de me voir arrêter de militer.

J’appartiens à ces deux mondes où l’on pense, différemment, qu’un autre monde est possible. Celui où l’on chante des cantiques et des chants de veillée. Et celui où on lève le poing et crie des slogans. Celui où l’on bâtit des projets éducatifs et forme des jeunes. Et celui où l’on construit des revendications de transformation sociale et où on lutte. J’appartiens à ces deux mondes où l’on crée, rit et se fait des camarades, des amis, des frères.

Dans notre pays il doit y avoir à peu près le même pourcentage infime de scouts que de militants du mouvement social, et les uns ne se retrouvent pas chez les autres. Je porte sur mon blouson, bien à côté l’un de l’autre, le badge du Front de gauche et celui des 100 ans du guidisme. J’appartiens à ces deux mondes et… j’en suis fière !

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos témoignages a temoignages.eeudf@gmail.com pour parler l’engagement au service de la société

lundi 16 avril 2012

super-outil ! Le kit défi nature

Aujourd’hui le pôle développement vous présente un outil encore méconnu et pourtant si utile autant pour les nouvelles unités que pour les plus expérimentées : le kit DEFI NATURE !

Ce kit regroupe des activités « clés en main » pour un week end de découverte du scoutisme : un concentré de camp scout avec construction de tables en bois, feu de camp, cuisine trappeur, nuit sous tente, grands jeux sur l’environnement, moment spirituel etc. Basé sur l’éducation à l’éco-citoyenneté, il a de quoi mettre l’eau à la bouche de tous les amis des louveteaux, éclaireurs, aînés, responsables et même des enfants de la paroisse, du quartier, etc.
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Ainsi, pour les groupes qui ont besoin de s’agrandir, mettre en place ce week end permettra d’accueillir au mieux de nouveaux enfants et/ou de nouveaux responsables et pour les groupes qui sont déjà au complet, cela permettra de renforcer la dynamique et la visibilité du groupe.

Utilisez-le et n’hésitez pas à nous en faire un retour ! Retrouvez-le en cliquant : http://www.eeudf.org/IMG/pdf_pdf_aef4_2922.pdf

Envoyez vos commentaires à caroline.copay@eeudf.org.

A très vite pour la suite !

La médiation, ça marche, même entre responsables !

Lors d’un des camps que tu dirigeais, tu as utilisé la médiation pour traiter un conflit entre deux responsables. Peux-tu nous décrire la situation ?

Je dirigeais un camp, avec la même équipe de responsables que pendant l’année. Parmi les responsables, deux ne s’entendaient pas bien : ils se lançaient des piques régulières, se cherchaient en permanence. L’un était en position de dominateur, l’autre de dominé.
J’avais essayé de régler ce conflit pendant l’année, en anticipant pour le camp et j’avais alors discuté avec chacun. L’un percevait l’autre comme hautain et suffisant mais passait au-dessus en affirmant que ça ne l’affectait pas. L’autre ne comprenait pas pourquoi le premier lui en voulait ni pourquoi il avait ce comportement mais y répondait de la même manière. Il vivait très mal la situation.

Quel était l’impact de ce conflit sur l’équipe de responsables ?

L’ambiance de l’équipe était plombée par ce conflit. Ces deux resps ne pouvaient pas travailler ensemble et disaient du mal de l’autre à leurs affinités respectives. De plus, même si ces deux resps évitaient le clash devant les enfants, le risque de craquage pendant le camp, avec toute la pression que celui-ci induit, était grand.

Pourquoi as-tu proposé une médiation ? Comment l’as-tu présentée aux deux responsables impliqués et au reste de l’équipe ?

Je connaissais la médiation auparavant : j’avais été formé à la communication non violente et à cet outil environ un an avant. Donc je maitrisais la méthode. Mais surtout, la seule solution dans ce genre de conflit qui dure depuis longtemps est de parler ! La médiation allait permettre à chacun de parler à l’autre du conflit.

Concrètement, à la fin du précamp, après avoir constaté que mes craintes de l’année étaient justifiées (l’ambiance était vraiment mauvaise) et avant que les enfants n’arrivent, j’ai réuni toute l’équipe.
J’ai exposé une observation de la situation qui a permis à chacun de prendre conscience de l’impact de ce conflit sur l’équipe. J’ai alors proposé aux deux protagonistes de discuter de leur problème, avec la possibilité que tout le monde s’en aille, moi y compris, ou au contraire que je reste pour les aider en vivant une médiation.
Les responsables ont choisi la médiation et ont accepté que le reste de l’équipe y assiste.

Comment s’est déroulée la médiation ?

J’ai d’abord posé le cadre de la discussion : chacun devait parler à son tour, sans couper la parole à l’autre, en reformulant ce que l’autre avait dit avant de répondre.
Le reste de l’équipe n’avait pas le droit d’intervenir. Les deux responsables ont ensuite exprimé chacun la manière dont ils ressentaient la situation. Je les ai parfois aidés dans la reformulation. Il n’y a pas eu de demande concrète à la fin de la médiation mais le fait que chacun ait senti que l’autre avait entendu la manière dont il vivait la situation les a amenés à conclure une « trêve. » Il n’y a pas eu d’autres actions pendant le camp.

Comment s’est passée la suite du camp ?

Cette discussion a considérablement changé l’ambiance. Il y avait toujours quelques tensions, mais de manière supportable : le rôle de « tampon » du reste de l’équipe est devenu tout à fait vivable. Le reste de l’équipe était soulagé. Au final, cette médiation n’a pas réglé complètement le conflit mais nous a permis de vivre ensemble pendant tout le camp.

Propos recueillis par Sandrine Dallaporta

mardi 10 avril 2012

1er week-end Modulo: Formation à la licence de camp

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10 stagiaires se sont retrouvés au Secrétariat National à Clichy pour débuter cette troisième édition de Modulo. Une offre de formation qui permet aux stagiaires et formateurs qui ne peuvent pas prendre de vacances de vivre cette étape indispensable à la réalisation d’un camp.

Pour ce week-end de Pâques, en plus de la traditionnelle chasse aux œufs, les stagiaires se sont lancés à la recherche d’objectifs pédagogiques. Une occasion pour eux d’enrichir leurs compétences et de compléter leur expérience de terrain par une solide formation aux méthodes scoutes.

Au programme de ce premier rendez-vous (qui sera suivi de 2 autres week-end) : l’animation de réunion, le rythme de vie, la relation éduquant/éduqué, …

Comme le rappelle Kim Delagarde, président de la commission formation, ”la formation est utile aussi bien au sein du Mouvement que dans un cadre professionnel, l’expérience vécue et les compétences acquises pendant un stage sont à valoriser dans un CV, pensez-y !”.

Matthieu Marcucci, directeur de stage

Lutte contre les discriminations

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Le RÉALD, Réseau national des Associations jeunes et étudiantes de Lutte contre les Discriminations, est un réseau qui a pour but de réunir les associations de jeunes et tournées vers les jeunes, agissant contre les discriminations, quelles qu’elles soient.

Il est né fin 2011 de la volonté de nombreuses associations qui œuvrent en direction des jeunes, de réunir leurs forces au sein d’un réseau national pour échanger, se former, partager ses idées, promouvoir la diversité et lutter plus efficacement contre toutes les formes de discriminations.

En bref ce nouveau réseau est une plate-forme d’échange de réflexions, d’idées et de moyens entre les associations. Il est une interface de dialogue et un outil d’amplification et d’influence des initiatives jeunes et étudiantes sur la société.

Le RÉALD a pris forme au sein du réseau Animafac qui est membre avec les EEUdF du Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire.

Pour plus d’infos : www.le-reald.org

jeudi 5 avril 2012

Colloque "Peut-on éduquer sans risque ?" le 10 mai 2012 à Saint-Foy-lès-Lyons

Venez assister au prochain colloque Enfance-jeunesse organisé par la FEP, sur le thème : “Peut-on éduquer sans risque ?”, à l’époque du principe de précaution et du risque zéro.

Plusieurs grandes questions seront évoquées :

  • A trop sécuriser, se couvrir, protéger, ne risque-t-on pas de réduire la liberté, cette marge nécessaire au développement des enfants et des jeunes ?
  • Comment préserver la liberté et réduire les risques en même temps ?

Retrouvez toutes les informations sur le site de la Fédération d’Entraide Protestante et le programme du colloque ici.

mardi 3 avril 2012

Week-end d'échange sur l'éducation des jeunes les 21 et 22 avril à Saint-Denis

“Quel autre modèle éducatif pour les jeunes ? Comment poursuivre sa construction ?”

Le groupe thématique “Education tout au long de la vie” du Réseau des Ecoles de Citoyens vous invite à un week-end d’échanges sur l’éducation des jeunes du samedi 21 avril à 9h au dimanche 22 avril à 13h, à Saint Denis.

Au programme :

  • Débats mouvants,
  • Ateliers d’échanges d’expériences et de pratiques,
  • Réflexion sur le projet éducatif de RECit,
  • Visionnage d’un documentaire puis débat d’idées,
  • Ateliers de réflexion thématiques…

Ce week-end est gratuit (hors frais de repas) et ouvert à tous. Un hébergement pour les résidents hors Ile de France est prévu, sans frais.

Pour tout renseignement, contactez Pauline par courriel ou au (07) 70 29 49 84.
Plus d’informations sur les inscriptions ici !

lundi 2 avril 2012

un monde dans lequel chacun puisse avoir libre accès à la somme de toutes les connaissances humaines

C’est au tour de Benjamin de nous parler de sa participation au projet Wikipedia et de la complémentarité qu’il y retrouve avec le scoutisme

En 2005, je découvre Wikipédia et commence à y participer, d’abord en créant ou améliorant quelques courts articles, ensuite en m’impliquant de plus en plus dans la vie de l’encyclopédie, puis dans sa promotion auprès du grand public. Sept ans plus tard, je participe toujours à Wikipédia et à l’association française qui promeut et facilite la création de contenu pour l’encyclopédie et ses « projets frères », Wikimédia France. Au départ, je ne voyais aucun lien entre cette participation à Wikipédia et mon engagement aux EEUdF, qui date des louveteaux. Pourtant, je crois aujourd’hui que ces deux engagements se rejoignent et se complètent. wikipedia

En arrivant sur Wikipédia, la première chose qui m’a surprise était que je puisse, comme tout autre internaute, apporter ma pierre à l’édifice. Quoi, moi, lycéen à l’époque, je peux écrire une encyclopédie au même titre qu’un chercheur ? De même que le scoutisme est fondé sur la croyance que l’éducation n’est pas à sens unique, qu’on peut donner des responsabilités aux plus jeunes et apprendre d’eux, les contributeurs de Wikipédia participent tous, à leur manière et avec leurs compétences diverses, à un même travail, sans que l’on préjuge de la qualité du travail que chacun peut fournir. Et c’est la collaboration de plusieurs milliers de personnes qui permet de réaliser un travail colossal et en constante amélioration.

Une autre valeur que partagent, je crois, Wikipédia et le scoutisme, c’est celle du partage. Quant je participe à Wikipédia, j’autorise quiconque à lire, copier, modifier et utiliser de quelque manière que ce soit mon travail. Quelle idée ! Mais quelle joie, quelle fierté même, de penser que ce que vous avez écrit va servir à des dizaines, des centaines, des milliers de personnes peut-être ! Plutôt que d’obliger quelqu’un à perdre un temps important pour effectuer la même recherche ou photographier le même bâtiment que moi, je lui donne directement le résultat de mes recherches, ou ma photo. Cela ne me coûte rien, mais aide cette personne que je ne connais pas. Et ça, je crois que c’est profondément scout.

drapeau Aujourd’hui, je suis davantage impliqué dans l’association qui éduque à l’utilisation de Wikipédia, et monte des partenariats entre celle-ci et diverses institutions. Pourquoi ? Parce que Wikipédia est une idée en laquelle je crois et que j’ai envie de défendre et de rendre plus réelle chaque jour.

Wikipédia se donne pour objectif « un monde dans lequel chacun puisse avoir libre accès à la somme de toutes les connaissances humaines. » En participant à ce projet, je crois « essayer de laisser ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était lorsque j’y suis venu », comme Baden-Powell nous y a invité.

— Benjamin Smith Membre de Wikimédia France - Association pour le libre partage de la connaissance www.wikimedia.fr

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos témoignages a temoignages.eeudf@gmail.com pour parler l’engagement au service de la société

vendredi 30 mars 2012

L’Eglise et le Scoutisme : l’engagement auprès de la jeunesse dans le cœur

On continue avec le témoignage de Simon sur son engagement au sein de l’Eglise

Tout a commencé par un dialogue, au sein de la faculté de théologie protestante de Paris, avec une amie étudiante un jour froid mois de février 2010 : pour le prochain week-end de louveteaux, elle manquait de responsables et me demanda si je voulais venir. J’étais un peu retissant au début, devant son insistance j’acceptai, mais en précisant bien que ce sera juste pour ce week-end ! Résultat, un an plus tard, j’étais toujours responsable dans cette même meute !eu

Bien sûr, le scoutisme était un monde qui ne m’était pas inconnu : Mes parents avaient été engagés dans la FEEUF, responsables louveteaux et éclaireurs, formateurs, c’est d’ailleurs en stage de formation qu’ils se sont rencontrés. On peut donc dire que le scoutisme est affaire de famille chez nous. J’avais été louveteau, fait quatre camps, puis pour diverses raisons, j’avais décidé de ne pas passer aux Eclaireurs. J’ai donc passé mes vacances d’été différemment : pendant que mes frères faisaient leur camp louveteaux et éclais en juillet, moi je faisais de mon côté des camps organisés par différentes associations protestantes pour les jeunes. Ce sont ces camps, les rencontres que j’y ai faites, les moments de partage que j’ai eu, l’approche de la foi qui m’ont, peu à peu, fait revenir dans l’Eglise à un moment où je l’avais quitté (pendant mon adolescence) puis m’engager dans des études de théologies, avec, au cours de ces études, une envie de devenir pasteur qui se précisait. Et puis, d’un seul coup, le scoutisme m’a rattrapé. Dés lors, j’ai rattrapé le wagon en marche, et j’ai continué à lier les responsabilités scoutes et ecclésiales. Mes engagements dans l’Eglise étaient donc les suivants: animateurs de deux groupes de catéchisme (pour les 11-14 ans), puis membre du comité d’organisation pour le week-end régional des jeunes de la région parisienne qui s’appelle « Pierrefonds » week-end au quel des EEUDF de la région Ile de France participent avec implication depuis deux ans maintenant. Actuellement, je continue ces engagements, avec ces deux casquettes, dans d’autres endroits de la France, mais toujours avec le désir de relier le scoutisme avec la vie d’Eglise ; Je sais que cela n’est pas forcément facile, d’un sens comme dans l’autre. Sans rentrer dans les détails, cela est, à mon avis principalement dû à deux facteurs : une méconnaissance souvent de l’esprit l’un et de l’autre, et la présence des personnes s’impliquant dans le scoutisme sans avoir de lien avec l’Eglise, ni le protestantisme en général. Je constate d’ailleurs une recrudescence de ces cas ces dernières années, du au constat que les Eglises sont en récession de fidèles, et que l’on peine à recruter des responsables. Nous pouvons regretter, et il m’arrive, hélas, encore d’en faire le constat que certains groupes n’ont de liens avec l’Eglise que les locaux…

eeudf En ce qui me concerne, même si je fais fi de ces difficultés, mon double engagement est pour moi une richesse : je constate même souvent, que dans les Eglises, les responsables des groupes de jeunesses sont souvent bien vus et bien accueillis quand ils disent qu’ils sont aussi actifs dans le scoutisme. Cela est positif, car ça reflète du gage de sérieux que proposent les EEUDF dans leurs projets et leur pédagogie. Cette expérience m’a aussi offert des facilités, notamment dans l’organisation d’animations à la fois pour les enfants dans l’Eglise que pour les louveteaux. Cela m’a concrètement apporté dans l’organisation globale de week-end et de journées avec les catéchumènes que j’ai animés. Il est aussi l’occasion de faire de l’animation à l’année, auprès d’un public varié : quel plaisir et quel bonheur ! Bien sûr, je tiens compte que ce ne sont pas les même objectifs : pour les louveteaux, c’est d’abord l’éducation par le jeu et l’apprentissage, alors que pour les enfants de l’école biblique ou du catéchisme c’est la transmission de la Bonne Nouvelle par des moyens ludiques, mais en veillant à un apprentissage et des acquis. Beaucoup d’objectifs sont sensiblement les mêmes, mais cette prise de vue différente est enrichissante pour notre itinéraire personnel. A chaque fois, dans ces deux situations, je peux me demander : ais-je fais ce qu’il fallait pour transmettre ma foi ? Est-ce que quelque chose à germé dans le cœur de ces enfants ?

erf5 Car oui, des questions, il y en a. Des responsabilités et des décisions importantes aussi. Car tout n’est pas facile : il faut, dans les deux côtés, faire des concessions avec mes collègues : mon double engagement réduit forcément ma disponibilité d’implication dans ces deux groupes. Mes week-end sont toujours chargé, il arrive parfois que ce soit éprouvant. Il faut aussi que j’arrive à jongler avec les dates et les emplois du temps, ce qui est toujours casse-tête… Mais tout cela est compensé par des forts moments de joie et d’expériences inoubliables : quand j’ai vu ces louveteaux qui ont participés à la fête de noël de la paroisse en chantant un chant et on faisant les figurants du spectacle alors que la grande majorité d’entre eux n’était jamais entrés dans un temple ! Quand j’ai vu ces jeunes de 14 ans chanter d’une même voix le cantique des patrouilles en commun avec les éclaireurs lors du week-end de Pierrefonds ! Ces moments vécu, aussi brefs qu’ils soient, regorgent d’intensités, de souvenirs, d’émotions, et de rêves. Les rêves que nous pouvons bâtir ensemble, et que nous pouvons espérer. Espérer à un monde plus juste, meilleur, ou la solidarité et l’amour l’emporteront sur la compétition et la rivalité. Ceci est dans la Bible, est se trouve aussi dans le projet des EEUDF.

Dans quelques années, si tout vas bien, je serai pasteur. Il me reste encore du chemin à faire, des objectifs et des expériences à réaliser. Ces objectifs et projets soient que, dans mon ministère, les jeunes, scouts et non scouts puissent collaborer ensemble ; jouer, imaginer, inventer, rêver. Vivre, tout simplement.

Simon

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos témoignages a temoignages.eeudf@gmail.com pour parler l’engagement au service de la société

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