mercredi 26 novembre 2014

Témoignage d'un parent : Etienne Bisson

etienne bisson

Il fait partie de ces parents qui se sont lancé dans l’aventure unioniste. Etienne Bisson est le père de Rémi, 15 ans, éclaireur à Rouen depuis 7 ans. Il nous raconte l’engagement de son enfant et ce que le scoutisme lui a apporté.

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lundi 21 octobre 2013

Le week-end familles de Plaisance

week end famille plaisance

C’est une tradition à Plaisance : le premier week-end de juin est consacré au week-end familles. Louveteaux, éclaireurs et aînés peuvent venir accompagnés de leurs parents, frères et sœurs, et/ou copains désirant découvrir le scoutisme. Claire Bonniol, conseillère groupe local à Plaisance nous raconte …

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mercredi 9 octobre 2013

Zoom sur la Conférence européenne du Scoutisme

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La 21ème conférence européenne du Scoutisme et la 14ème conférence européenne du guidisme organisées tous les 3 ans par l’OMMS et l’AMGE s’est tenue du 16 au 20 août 2013. Les EEUdF y ont été représentés dans le cadre de la délégation mandatée par le Scoutisme Français : Adrien Chaboche, secrétaire général du Mouvement et Elisabeth Mesnil, commissaire international, étaient respectivement délégués OMMS et AMGE.

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mardi 28 mai 2013

Nathanaël RAMPHFT : Parent et intendant

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Nathanaël RAMPHFT, Conseiller et Trésorier Groupe Local à Lille-Métropole est aussi papa de 3 enfants inscrits aux EEUdF à Lille. Il accompagne ses 2 filles éclaireuses et son fils louveteau dans leurs activités et porte depuis peu la double casquette de parent et intendant. Il partage avec nous son expérience et nous explique en quoi consiste son rôle sur un camp …

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vendredi 19 avril 2013

Le Service Civique Volontaire : Tu n’as pas eu le temps de postuler, il est encore temps !

Depuis janvier, des offres de Services Civiques Volontaires (SCV) sont disponibles au sein de notre association !

Le SCV chez les EEUdF est l’occasion pour des jeunes âgés de 16 à 25 ans de réaliser une action associative encadrée par une équipe professionnelle et bénévole. C’est aussi offrir la chance à des jeunes de pouvoir expérimenter, laisser parler leurs créativités sur des sujets touchant au développement et à la communication. C’est également la chance de bénéficier d’une formation aidant à construire et adapter leur(s) projet(s) en fonction de leurs missions et de réfléchir sur des problématiques sociétales.

Alors si tu es intéressé ou que tu connais des personnes intéressées, consulte les annonces ci-dessous et fais circuler ces annonces dans tes réseaux. Pour postuler ou avoir plus d’informations, contacte Ludovic THOMAS à ludovic.thomas@eeudf.org ou au 01.42.70.52.20.

  • Soutien au réseau associatif des EEUdF pour l’accompagnement des animations (développement) : 2 postes à pourvoir à Clichy (92).
  • Valorisation de l’engagement des bénévoles EEUdF via les nouveaux médias (communication) : 1 poste à pourvoir à Clichy (92)

jeudi 18 avril 2013

« J’avais envie de consacrer mon temps libre aux autres »

floriane2Le recrutement au sein du Pôle Développement est en marche ! Floriane Gillmett rejoint l’équipe nationale au titre de Service Civique Volontaire !

A 21 ans, la jeune recrue devenue responsable louveteaux en 2010 souhaite se consacrer au développement de l’association. « Je suis actuellement en période de réflexion. J’ai décidé de me réorienter après une formation en informatique dans laquelle je ne m’épanouissais pas » nous explique Floriane, « j’ai besoin de contact humain et j’aimerais poursuivre mon expérience ici par une carrière sociale ».

Alors le temps libre dont elle dispose, elle a décidé de le consacrer aux autres, aux membres du Mouvement. Référente en région, elle participera au développement des groupes en Alsace-Lorraine et représentera l’association auprès des organismes de jeunesse. Un travail qui se traduira par un soutien au groupe de Nancy puis de la petite Rosselle, et qui s’étendra aux unités désireuses de se développer elles-aussi. Floriane prendra également part à l’organisation du festival Heaven Door. Nous lui souhaitons la bienvenue et une bonne intégration parmi nous !

jeudi 11 avril 2013

Le réseau de partenaires des EEUdF : présentation de l'Ap2e

Edith goddetComme les EEUdF , l’Association Protestante pour l’Education et l’Enseignement fait partie des Oeuvres et Mouvements. Engagée sur les questions pédagogiques et éducatives, l’Ap2e favorise les échanges d’expériences et tend à rassembler l’école, les enseignants et la famille

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mercredi 10 avril 2013

Interview de Marc Schaefer


Marc_Schaefer.jpgAnimateur dans divers mouvements de jeunesse, Marc Schaefer devient pasteur de l’Eglise Réformée de France en 2000. Son engagement en faveur des jeunes, il le vit à tous les échelons de l’Église. Il revient pour nous sur ses fonctions au sein de L’Eglise protestante unie de France (EPUDF) et nous parle de l’importance de la spiritualité chez les jeunes …

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lundi 25 mars 2013

Le Congrès 2014 : un rassemblement porteur de sens et fédérateur

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Julien Malherbe (à gauche) et Pierre Msika (à droite) coordonnent l’équipe-congrès, ils se sont engagés avec 6 autres bénévoles pour porter ce rassemblement national. Nous avons souhaité leur poser quelques questions.


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vendredi 8 février 2013

Etre déléguée des responsables, un engagement et un impact à l’échelle nationale

photo_celine_pailloudCéline Pailloud est une fonceuse. Investie dans ses activités unionistes, elle endosse un nouveau rôle cette année à l’Assemblée générale : celui de déléguée des responsables pour la Région Nord.

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lundi 19 novembre 2012

L'interview croisée d'Emeline Calvet et Chloé Strack

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Chloé Strack et Emeline Calvet sont respectivement rédactrices en chef des revues Bivouac et Kotick. Elles croisent ici leur parcours, leurs méthodes de travail et les motivations qui animent leurs engagements bénévoles au service des revues jeunesse du Mouvement

Lisez l’interview ici

mercredi 31 octobre 2012

A la rencontre de Céline Moirod, nouvelle présidente de la Cobra !

Celine_moirodCéline Moirod est devenue présidente de la Cobra très récemment. Déjà très investie dans son rôle, elle a accepté de nous livrer les raisons de son engagement et nous a présenté le binôme avec qui elle travaille sur les projets à venir.

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jeudi 14 juin 2012

Camps internationaux : voyages et éco-conscience

avion_écolo_blogEn prenant l’avion pour un camp lointain, une équipe d’aînés émet autant de gaz à effets de serre que 4 camps de louveteaux ou d’éclaireurs, qui rassemblent pourtant 20 fois plus de participants. Il est donc légitime d’interroger la pertinence de ces projets en lien avec nos objectifs d’éducation à la différence, à la rencontre de l’autre, mais aussi à la sobriété, notamment énergétique, et avec le choix de réduire les émissions de gaz à effets de serre du Mouvement.

Retrouvez l’interview croisée de Mélanie Panaye, présidente de la Commission à l’International, et Jérôme Kasparian ici.

jeudi 31 mai 2012

CADRES : RETOUR SUR LE GRAND B'LOUP

amelie_mignonAmélie Mignon, responsable de la CoBC, revient sur l’évènement du dernier week-end de mai : le Grand B’loup

Peux-tu nous faire un bilan de ces 3 jours de formation ?

Le Grand B’Loup fut le rassemblement de près de 100 responsables et cadres du mouvement à Chaponost, du côté de Lyon. Ce fut 3 jours, de formations, de jeux, de fête et de partage. Les responsables repartent ravis de ce week-end, avec des idées pour la mise en place des outils pédagogiques sur leur camps mais aussi des conseils sur le froissartage, les camps sous la pluie, les costumes, …

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RESPONSABLES : retour sur le Grand B'loup

amelie_mignonAmélie Mignon, responsable de la CoBC, revient sur l’évènement du dernier week-end de mai : le Grand B’loup

Peux-tu nous faire un bilan des 3 jours ?

Le Grand B’Loup 3 jours, de formations, de jeux, de fête et de partage. Ce fut une rencontre de près de 100 responsables louveteaux et louvettes venus de toute la France et qui ont, le temps d’un week-end, partager et échanger sur leur pratique. Ils repartent ainsi à un mois des camps, avec la tête remplie d’idées. Ce fut aussi un rendez-vous incontournable avec les 7 animaux qui les ont accompagné tout au long du week-end.

Quels ont été, selon toi, les temps forts du Grand B’loup  ?

Je dirais qu’il y en a eu deux. Tout d’abord les temps d’échange et de partage autour de leurs pratiques et des outils pédagogiques, tels que la promesse, la sizaine, l’histoire à vivre, la progression personnelle. Mais aussi sur l’explication du rapport d’orientation et son application en branche cadette. Ces moments ont permis un partage d’expérience très important entre les cadres du mouvement et les responsables. Ensuite, la rencontre avec les 7 animaux a permis de recréer cet univers imaginaire proposé aux enfants. Cela s’est terminé avec un concert des 7 animaux, avec tous nos classiques ainsi que des danses folkloriques.

Quelques petits conseils donnerais-tu aux responsables BC ?

A un mois des camps, j’ai déjà envie de leur souhaiter de belles réussites et découvertes avec les enfants cet été. J’ai aussi envie de leur dire de profiter et d’apporter aux enfants toutes leurs compétences pour qu’ils passent ensemble un beau moment. Enfin, en tant que responsables, ce sont eux les maîtres d’oeuvre de la pédagogie unioniste. Ce sont eux qui, à travers les activités, conduisent les enfants à devenir des citoyens autonomes et libres de leurs choix.

vendredi 11 mai 2012

L’envie et le plaisir de porter le projet éducatif des EEUdF.

Photo_interview_remiRémi Goguel, Secrétaire Général depuis 8 ans, partage avec nous sa passion pour sa fonction et pour le Mouvement.

Tu occupes le poste de Secrétaire Général depuis 8 ans maintenant, qu’est ce qui t’as poussé à prolonger ton mandat ?

Je m’étais engagé pour 2 ans au départ. Il se trouve que des raisons personnelles et des conditions internes ici, m’ont amené à prolonger mon engagement. Ma fonction a notamment connu des évolutions qui m’ont amenées à élargir mes missions et à relever de nouveaux défis pour le Mouvement. Chaque changement a renouvelé mon intérêt pour le poste.

Qu’est ce qui te plait dans ce poste ?

D’abord, la possibilité de progresser ! J’ai appris dans de nombreux domaines. Les responsabilités et les missions riches et variées attachées à la fonction de Secrétaire Général, m’ont permis d’être pleinement associé à la conduite du changement dans l’association pendant ces huit années, avec les instances dirigeantes bénévoles, Conseil d’Administration et Bureau.

Au départ ma fonction était très centrée sur la gestion administrative de l’association, puis en 2007 nous avons créé le poste de responsable administratif et financier, ce qui m’a permis de me consacrer au développement du Mouvement et de ses partenariats. Il y a aussi une forte dimension de représentation extérieure dans la fonction que j’occupe, avec une multiplicité de partenaires ecclésiaux, institutionnels, scouts, etc. qui m’a énormément plu.

J’aime aussi la dimension collective de l’action, le travail en équipe et en réseau. J’ai la chance d’animer l’Equipe Nationale, dont les salariés sont aussi militants du projet de l’association. Cette équipe rassemble aussi des bénévoles et ponctuellement des stagiaires et des volontaires en service civique. D’autre part j’ai collaboré avec plusieurs équipes de Bureau successives. Je trouve enthousiasmant de travailler avec des militants associatifs très engagés. Par ailleurs, le projet éducatif que porte l’association, donne un véritable sens à mon travail. Le projet des EEUdF, les buts et l’impact social qu’il vise, nous place dans une configuration différente de celle de l’ entreprise à but lucratif, en terme de sens et de rapport au travail.

Quelles sont les grandes orientations ou décisions prises pour le mouvement et auxquelles tu as contribué ?

J’ai contribué à l’élaboration des orientations à long terme de l’association à travers la préparation du rapport d’orientation 2008-2020, avec notamment un axe fort sur l’éducation à la protection de la nature et à une forme de vie simple. Il y a là pour moi un enjeu essentiel pour l’avenir.

J’ai participé à l’impulsion de la stratégie de développement, qui a permis au Mouvement de retrouver le chemin de la croissance, avec une hausse des effectifs de 25% au cours des quatre dernières années. Pour financer cet effort de développement, j’ai aussi contribué à redynamiser le réseau d’amis et de donateurs qui soutiennent l’action du Mouvement.

Mais bien sûr tous les résultats obtenus sont d’abord le fruit d’un travail collectif, collaboratif, porté par l’ensemble des membres de l’association.

Tu vas prochainement passer le relai à un successeur. A ton avis, quels défis doit-il s’attendre à devoir relever ?

Sur l’éducation à la protection de la nature, l’un des principaux défis sera de composer une équipe de bénévoles pour porter ce dossier qui est actuellement en panne.. Sur le développement des ressources, nous engageons actuellement un programme de recherche de « grands donateurs », qui suppose une approche renouvelée de nos relations avec nos donateurs et plus largement avec notre réseau.

Le prochain secrétaire général devra aussi soutenir et accompagner le Bureau et l’équipe en charge du développement, dans la mise en œuvre du nouveau plan de développement et d’une stratégie globale qui visera à articuler le développement avec beaucoup d’autres leviers et vecteurs de croissance.

Actuellement nous cherchons mon successeur, le recrutement est en cours et j’espère avec ces quelques lignes, susciter de l’intérêt pour ce poste !

Pour visualiser l’offre de poste, cliquez ici

Propos recueillis par Marjorie Leduc

mercredi 14 mars 2012

Focus sur Hélène Balas, nouvelle secrétaire du bureau

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Elue il y a quelques semaines secrétaire des EEUdf, Hélène Balas, éducatrice de jeunes enfants devenue conseillère en formation continue, semble incarner à travers son parcours et sa relation avec le mouvement le célèbre adage « Partir pour mieux revenir ».


Une vocation sociale évidente

C’est une femme engagée et volontaire qui décroche le téléphone et nous explique son parcours, son désir de s’impliquer dans des activités bénévoles, ses évolutions professionnelles et bien sûr le lien particulier entretenu au fil des années avec les EEUdf.

D’abord éducatrice de jeunes enfants puis formatrice d’adultes dans les domaines de l’enfance, la petite enfance et le travail social, Hélène, soucieuse d’évoluer dans son domaine et curieuse de découvrir le métier de conseillère en formation, reprend ses études en 2007. Depuis, elle prend en charge la formation d’adultes dans la filière tertiaire au GRETA des Deux-Sèvres.

Ce nouvel élan, qui révèle un intérêt marqué pour le changement et une vocation sociale évidente, va lui donner envie de s’engager à nouveau au côté des EEUdf après un grand break…

« Partir pour mieux revenir »

Tour à tour éclaireuse, aînée marin, responsable Louveteaux, membre de l’équipe régionale Midi-Pyrénée et formatrice BAFA, Hélène stoppe ses activités avec les scouts unionistes durant plus de 15 ans pour se consacrer à sa vie de famille, son travail et à d’autres engagements bénévoles.

C’est la lecture d’un mail qui va lui susciter l’envie de réendosser le foulard et de faire partie du Conseil d’Administration. Emballée par l’évolution du mouvement et son projet éducatif, Hélène répond à l’appel et rejoint le bureau en tant que secrétaire lors de la dernière Assemblée Générale à Poitiers.

« Ma priorité, pour le moment, est de m’approprier ma nouvelle fonction et de comprendre les enjeux actuels du mouvement durant mon année de mandat » nous explique-t-elle. Au programme des prochains mois : la préparation du week-end de rentrée et le programme de prévention sur les conduites addictives.

jeudi 8 mars 2012

Le scoutisme au féminin, interview de Laure Salamon

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A l’occasion de la Journée de la femme, nous avons rencontré Laure Salamon, présidente de la Commission Mixité des EEUdf. Retour sur un parcours d’éclaireuse engagée, portée par la défense de l’égalité entre les sexes au sein du mouvement.


Racontes-nous ton parcours. Pourquoi t’être investie dans le Scoutisme Unioniste ?

J’ai commencé à l’âge de 7 ans, à Vélizy dans les Yvelines. J’ai été louvette pendant 4 ans, puis éclaireuse 3 ans, et aînée 2 ans, avant de devenir responsable dans les différentes branches. Plus tard, j’ai été équipière pour la Région Val de Seine puis je suis entrée à la Commission Internationale en 2003. J’ai quitté cette commission pour créer la commission mixité en 2010.

J’ai adhéré et me suis investie dans le Scoutisme parce que cette activité différente et complémentaire de l’école m’apportait beaucoup, j’avais l’impression d’apprendre plein de choses, j’aimais bien camper dans la nature, et, quand on vit en ville, c’est plutôt chouette.

Et puis très tôt, je me suis sentie concernée par la question de l’égalité fille-garçon. A l’école, les filles et les garçons n’étaient pas traités pareils, je ne pouvais pas vraiment jouer au foot par exemple parce que « c’était le sport des garçons »! Alors que chez les louveteaux, les enfants participent à toutes les activités sans discrimination. Quand je suis devenue sizenière* , j’étais contente de prendre des responsabilités.

J’ai continué aussi parce que j’y avais une bande de copains avec laquelle j’ai grandi et que je continue de côtoyer.

Penses-tu qu’être une fille modifie l’expérience vécue du scoutisme ?

Je ne pense pas. Je crois surtout que l’expérience vécue est ressentie d’une manière différente selon les individus mais qu’elle n’est pas liée au sexe. On fait les mêmes activités, qu’on soit une fille ou un garçon.


Quels rapports existaient-ils entre les garçons et les filles lorsque tu étais louvette, éclaireuse puis aînée ? Ces rapports ont-ils évolué avec le temps ?

Il n’y a pas eu de problème, que ce soit en tant que louvette où en tant qu’aînée. Par contre, mon expérience en tant qu’éclaireuse a été un peu plus compliquée. J’avais 12 ans, et pour la première fois, une équipe de filles était créée au sein d’une troupe exclusivement masculine.

C’était très compliqué au début parce qu’on ne savait pas faire grand-chose, il a donc fallu un peu de temps pour arriver au même niveau. Mais une fois que les filles ont appris le froissartage etc, elles étaient capables comme les garçons de construire des tentes surélevées ou d’avoir des coins d’équipes de grande qualité.

Le projet éducatif des EEUdF souligne le fait que l’on éduque les garçons et les filles de manière égalitaire. Toutes les activités proposées par les responsables sont réalisables, quel que soit le sexe des enfants. Il n’y a aucune discrimination.

Donc selon toi, le Scoutisme instaure une égalité fille-garçon ?

Oui, je pense. Le projet éducatif du mouvement est axé sur la prise de responsabilité de chacun. Filles ou garçons peuvent devenir chefs d’équipe, manager une équipe d’enfants mais aussi de responsables, d’adultes. Ce sont des choses qui ne sont pas forcément possible dans le monde de l’entreprise, une femme aura toujours plus de difficultés à accéder à des postes de managers, les statistiques le disent.

L’égalité Fille-garçon au sein du mouvement semble quant à elle plutôt ancrée. J’ai pu m’en rendre compte lors de la diffusion d’un questionnaire remis aux responsables par la Commission Mixité.
Beaucoup avouent respecter cette égalité fille-garçon, mais le plus souvent de manière inconsciente. Mais cela ne veut pas dire que la question du sexisme et des stéréotypes véhiculés ne doit pas être évoquée.

D’ailleurs, parfois on prend conscience que l’on véhicule des stéréotypes sur le sexe inconsciemment. Cela m’est arrivé sur un camp où l’on s’est rendu compte que les responsables hommes animaient tout le temps le Foot et les responsables femmes s’occupaient de la cuisine. Ce qui fait que les filles, qui souvent avaient plus d’affinités avec les femmes, faisaient la cuisine et les garçons, plus proches des hommes, jouaient au foot.

On s’est alors demandé si nous, responsables, ne véhiculions pas des stéréotypes.
On a alors organisé une « roue des services », une rotation dans les activités, pour obliger d’une part les animateurs à tourner, mais surtout pour permettre aux enfants de ne pas s’enfermer dans les mêmes activités.

Un dernier mot pour finir …

Je voudrais conclure en disant que même si les femmes ont acquis un certain nombre de droit, chacun d’entre nous véhiculent de manière plus ou moins consciente, plus ou moins prononcée, des stéréotypes sexuels.

Chaque individu se construit grâce à sa famille, ses amis, ses expériences (en tant que scout par exemple), mais aussi grâce à l’école et ses apprentissages.
C’est une construction beaucoup plus large que ce que l’on pense, et l’influence que les responsables de notre association peuvent avoir sur les enfants et les adolescents n’est pas négligeable.

Il est donc important de questionner nos pratiques et nos activités.



jeudi 1 mars 2012

Interview d'Elsa Bouneau, présidente des EEUDF

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Fraîchement élue Présidente des EEUDF lors de la dernière Assemblée Générale, Elsa Bouneau a pris le relais de Vincent De Falguerolles et intègre le nouveau Bureau. Investie depuis toujours dans le scoutisme unioniste, la nouvelle Présidente entend poursuivre et mettre en oeuvre les grandes orientations définies dans le projet éducatif et le rapport d’orientation qu’elle nous présente ici.



Elsa Bouneau, tu es la nouvelle Présidente des Eclaireurs et éclaireuses Unioniste de France. Quel est ton rôle dans cette nouvelle fonction ?

Comme tout président d’association, mon rôle est de représenter celle-ci dans les actes de la vie civile, de convoquer les différentes instances (que ce soit le conseil d’administration ou encore l’assemblée générale). Je suis également garante des orientations définies par l’assemblée générale à qui je rends des comptes tous les ans dans un rapport moral. Enfin, je représente l’association auprès des partenaires, ecclésiaux, scouts ainsi qu’auprès des partenaires associatifs avec lesquels nous travaillons.

Tout cela se fait grâce à l’appui et au soutien du travail collégial du bureau du conseil d’administration et de l’équipe nationale emmenée par le secrétaire général.

Peux-tu nous présenter la nouvelle équipe, le bureau avec lequel tu vas travailler ?

Le bureau s’est en parti renouvelé. J’ai le plaisir de continuer à travailler avec Benjamin INGELAERE, vice-président, Daniel HOLLAAR, trésorier et d’accueillir notre nouvelle secrétaire, Hélène BALAS.

A ce sujet, je prends le temps de remercier vivement Vincent DE FALGUEROLLES qui a quitté ses fonctions de Président du mouvement sur un bilan extrêmement positif. Je pense en particulier aux actions menées dans le cadre du Centenaire de l’association.

Quelles sont les grandes orientations que tu souhaites mettre en œuvre (ou poursuivre) ?

Celles définies par l’Assemblée Générale puisque, comme je l’expliquais plus haut, j’en suis la garante : le projet éducatif, d’une part, qui est le socle de notre action, et le rapport d’orientation, d’autre part, qui fixe un cap jusqu’en 2020 sur les 4 axes que sont le scoutisme, l’éduction à l’environnement, la vie spirituelle et l’éducation à la paix et à la fraternité.

Comment se concrétiseront-elles ? A travers quelles actions ?

Elles vont se concrétiser dans le Programme d’Actions Nationales voté en 2011 et ce, pour les 3 prochaines années. Cela comporte un certain nombre d’actions à mettre en œuvre par toutes les instances de l’association. Le mouvement a été porté ces dernières années par 2 grandes actions : le Centenaire et le premier plan de développement de l’association.

L’entrée dans le nouveau siècle unioniste sera marquée entre autre par le travail des commissions pédagogiques. On peut citer les grands évènements nationaux prévus cette année comme CANAAN et CANAMA, les assises de la branche cadette et de la formation (le Grand B’loup) qui arrivent dans les prochains mois et un nécessaire travail sur les partenariats nationaux et internationaux.

Nous aimerions en 2012 mettre un coup de projecteur sur l’éco-citoyenneté qui a été un peu délaissée du fait de l’absence du groupe de travail de ce dossier et engager un travail nécessaire sur les partenariats nationaux et internationaux.

Les prochaines années seront, elles, marquées par le nouveau plan de développement voté lors de la dernière assemblée générale, qui vise à permettre aux régions et groupes locaux de proposer au plus grand nombre le scoutisme unioniste.

Enfin, à visée 2014, un Congrès national.

Quelle est la durée de ton mandat ? Quels sont les objectifs que l’équipe s’est fixée et que vous devrez avoir atteints au terme de cette mandature ?

J’ai annoncé 2 ans et j’espère avoir l’opportunité et la motivation pour faire plus.

Quant aux objectifs que je me suis fixée, disons que j’ai fait pâlir mes collègues du Scoutisme Français en indiquant il y a quelques mois que j’espérais que 10 fois plus d’enfants pourraient avoir le plaisir de vivre notre proposition. Alors nous n’atteindrons peut-être pas 60 000 Eclaireurs et Eclaireuses dans 2 ans mais nous espérons que plus d’enfants et de jeunes auront la joie et le plaisir de découvrir et de vivre la proposition éducative de qualité qu’est le scoutisme unioniste, mise en œuvre avec passion par plus de 1200 cadres.

Voilà un objectif certes ambitieux mais incroyablement motivant !

mardi 8 novembre 2011

S'investir dans le Mouvement en valorisant notre différence !

franz_gl_niceInterview de Frantz Kohl, conseiller du groupe local de Nice.

Tombé dans la bona* dès son plus jeune âge, Frantz Kohl nous fait partager son engagement dans notre Mouvement en tant que conseiller de groupe local.

Aux personnes qui souhaitent s’investir dans le Mouvement, il conseille d’être attentif à l’évolution du Mouvement et du scoutisme, et surtout de valoriser notre différence : Les valeurs d’éducation que nous défendons méritent d’être mises en avant dans notre société matérialiste et consumériste.
A noter : Vous pouvez accéder au site du groupe local de Nice sur la toile en cliquant ici

  • Bona : En France, surnom d’une grosse gamelle de camp fabriquée initialement par deux éclaireurs, les frères Bonnamaux, Scoutopédia

Depuis quand es-tu dans le mouvement?
Depuis un petit bout de temps, j’ai été louveteau et éclaireur. Je suis devenu conseiller du groupe local car nous avons eu envie de recréer un groupe unioniste sur Nice. Étant membre de l’Eglise Réformé et ayant fait du scoutisme, on m’a demandé d’être conseiller et j’ai naturellement accepté.

Quels ont été tes motivations pour devenir conseiller d’un groupe local ?
Je crois au projet du Mouvement et j’avais envie de m’intégrer dans un projet. Voir également des responsables très motivés m’a donné envie de m’investir et de donner du temps à ce groupe local. Je pense que c’est nécessaire, encore plus qu’avant, de s’investir dans notre Mouvement par rapport à la société dans laquelle on vit et le type d’éducation que l’on veut offrir à nos enfants. Il y a un réel besoin de cet accompagnement des générations futures et le scoutisme permet cela.

Quels étaient tes attentes par rapport au groupe local ? Qu’as-tu mis en place?
Le groupe local vient juste de se créer donc ma première attente était évidemment de mettre en place chaque branche : l’année dernière nous avons créé les louveteaux, cette année les éclaireurs et nous espérons créer la Branche aînée l’année prochaine. Nous souhaitons générer une dynamique et créer notre histoire. Je ne suis pas de Nice et je ne connais pas l’historique unioniste de cette ville. Je pense que la transmission de la culture du Mouvement est très importante. Ainsi, il faut faire le lien entre les enfants et les aînés et retransmettre l’histoire protestante.

Quel est ton rêve pour ton groupe ?
Mettre en place un groupe suffisamment ouvert où chacun puisse s’exprimer.

Quels difficultés rencontres-tu?
La difficulté principale, c’est la difficulté financière parce que nous partons de zéro, nous n’avons pas de matériel. Ce qui serait utile pour un nouveau groupe, serait d’avoir au départ un fond de roulement de 1000 euros et une ou deux tentes. La deuxième difficulté de créer un groupe lorsqu’on n’est pas originaire de la région, c’est de retracer l’histoire du groupe, nous n’avons pas d’archives et pas de contacts avec les anciens. Nous aimerions savoir pourquoi les groupes précédents se sont arrêtés.
Puis, il faut aussi faire comprendre aux anciens scouts que nous sommes dans une situation très concurrentielle et que nous ne pouvons pas faire camper des enfants dans des tentes trop abimées, il faut avoir du matériel décent. Cependant, nous avons vite surmonté ces difficultés car nous avons été très soutenus par l’Eglise Réformé. Heureusement qu’ils étaient là, car c’est eux qui nous ont financé sur le moment. Ils nous ont offert un super local avec un terrain, un local spécifique pour les louveteaux et un local spécifique pour les éclaireurs. La difficulté c’est aussi de recruter et trouver des cadres et des responsables qui ont fait du scoutisme dans une région où il n’y avait plus de scoutisme.

Et comment avez-vous réussi à mobiliser des cadres et des responsables ?
Pour les responsables, nous avons été accompagnés et appuyés par Marine Lucas (Chargé de développement en Provence), ce qui a été très utile. Ensuite, nous avons créé tout de suite un site Internet. Même si ça prend du temps, je pense qu’utiliser les moyens de communication et être attentif aux administrations est important : créer un site Internet et une adresse mail, écrire au Maire et au Conseiller Général, les rencontrer.
Ensuite, nous avons collé des affiches dans les universités et dans l’ensemble des paroisses, envoyé des articles dans Nice matin (quotidien local) et utilisé les bulletins de paroisse. Après, c’est surtout le bouche à oreilles. Pour les cadres, ça se fait beaucoup par connaissance, les copains de copains et membres de famille. Nous avons également tout de suite intégré le pasteur comme cadre local.
Maintenant, le problème c’est de recruter des enfants.

Es-tu satisfait aujourd’hui de la dynamique du groupe ?
Oui, je préférais que ce soit encore plus dynamique : plus d’enfants, plus de responsables, plus d’argent, … Mais je trouve qu’en neuf mois, nous avons bien travaillé, nous avons organisé beaucoup de choses et réussi à mobiliser du monde à travers, entre autres, une journée centenaire et une exposition.

Et quels sont vos projets pour la suite ?
Aujourd’hui, le but c’est de consolider l’équipe de responsables et le projet principal est d’ouvrir la branche aînée l’année prochaine car je pense très important que les trois branches soient réunies. Et bien sûr, de continuer le développement numérique et de consolider le financement du groupe.

Un conseil à donner pour des personnes qui souhaiteraient s’investir comme tu l’as fait ?
Il ne faut pas se décourager ! Il faut croire au projet et il faut lire tout ce qu’il y a dans la bibliothèque numérique. C’est très important parce que le vocabulaire change. Il faut être au clair avec le projet éducatif des différentes branches autrement on risque de considérer qu’on fait du scoutisme comme il y a 30 ans. Il faut également aller à la formation 1,2,3 cadres, d’une part pour se motiver et d’autre part pour connaître les projets des autres.

Un conseil à donner aux parents ? Il ne faut pas hésiter à s’investir, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés. Si vous pouvez offrir un covoiturage ou si vous savez faire des gâteaux, coudre des foulards, aiguiser des couteaux, … Nous sommes ouverts à toutes les aides et tous les savoir-faire que vous êtes prêts à apporter. Participer à la vie de son enfant et du scoutisme est une belle expérience qu’offre le Mouvement. Dans un monde matériel et commercial, le Mouvement apporte un projet et des valeurs différents : l’éducation à la paix, à l’environnement, … Aux parents qui ne connaissent pas le scoutisme, nous sommes là pour vous accompagner avec votre enfant dans cette univers riche en expériences et découvertes. Nous sommes ouverts à tous.

centenaire_nice Fête du centenaire du Groupe local de Nice

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