Un des objectifs du scoutisme étant d’ “Aider à créer un monde meilleur et un avenir plus prometteur pour les jeunes de demain” (Olave Baden-Powell, fondatrice du scoutisme féminin), les problèmes environnementaux et donc le changement climatique sont au cœur de l’action scoute. Notre rôle à la conférence était comme celui de beaucoup d’autres ONG d’influencer les prises de décisions afin d’obtenir un accord juridique juste et contraignant.

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Comme chacun sait, les représentants des pays n’ont réussi à ne produire qu’un accord de principe pas très ambitieux. Mais alors ? L’action politique contre le réchauffement climatique s’arrête-t-elle là ? Comment les pays vont-ils garantir que les objectifs de l’accord soient atteints ?

Qu’est-ce qu’une COP?

La conférence de Copenhague est aussi appelée COP 15. Il y en a donc déjà eu 14 avant… En effet, l’ONU commence à se pencher sur la question du changement climatique dès 1988. En 1994, une institution, qui se rencontrera ensuite environ une fois par an, est créée: la COP. C’est en quelque sorte le corps législatif de la convention. La plupart du temps sont abordés des points plutôt techniques (les pays décident par exemple de la manière dont le carbone de forêt doit être comptabilisé).Mais parfois la COP a des débats plus profonds et discute des moyens à mettre en œuvre rapidement. Ce fut le cas en 1997 à Kyoto, et en 2009 à Copenhague.

Et maintenant ?

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La COP 15 n’a pas été à la hauteur des attentes. Mais, tout au long de l’année, même s’ils ne sont pas sous les feux des caméras, les négociateurs de chaque pays continuent à travailler sur le sujet. En décembre 2010 par exemple aura lieu la 16ème Conférence des Parties à Cancun au Mexique.

En parallèle, les ONG tirent les leçons de COP 15 et s’organisent pour pouvoir influencer de manière plus importante les décisions prises par les pays. Des « Camps Climat » et des conférences ont lieu partout en France.

Finalement, en participant à la COP 15 j’ai pu mieux me rendre compte de l’aspect politique de ce phénomène. En effet, la reflexion scientifique qui devrait être à la source des rapports et des propositions de solution ne fait pas le poids face aux enjeux politiques. Ce sont les « gros » pays et leur inertie qui décident au détriment du reste de la planète.

Johanna Ramaroetra

Pour aller plus loin :

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