Poser des règles, c’est poser des limites auxquelles l’adolescent ou l’enfant puisse se confronter. Dans sa démarche de construction de sa personnalité, il est normal que le jeune cherche à franchir toutes les limites qui doivent donc être positionnées avant le début de la zone de danger. Cette recherche n’est pas une provocation, ni une intention de nuire, mais bien l’expression d’un besoin d’expérimenter sa « toute puissance ». La réponse à la transgression fait donc partie du processus éducatif.

La réponse face à une transgression doit comporter les éléments suivants :

1. Arrêter la transgression : à l’image d’un mur, les responsables doivent être fermes et infranchissables mais ils ne doivent pas se mettre en mouvement pour se venger lorsqu’un aîné cherche à franchir le mur. Ils se contentent d’arrêter la transgression avec la fermeté nécessaire.

2. Caractériser la transgression : quelle a été la règle qui a été transgressée ? Le dire au jeune lui permet d’intérioriser cette règle et d’affiner sa connaissance des règles.

3. Faire prendre conscience de la transgression : le but d’une démarche éducative est de faire prendre conscience de l’écart et de son effet sur les autres dans l’objectif qu’ainsi cet écart ne le renouvellera pas. Cela peut prendre la forme d’une discussion.

4. Quelle sanction ? Quelle réparation ? A qui cette transgression a-t-elle causé du préjudice ? Comment est-il possible de le réparer ? L’idéal est évidemment de trouver une réparation proportionnelle et en rapport avec la transgression. De façon à éviter ou prévenir des récidives, la réparation ou la sanction éventuelle dépend des antécédents du fautif.

Frédéric faverjon, Président Commission branche Aînée
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