Marie, tu étais présente lors de la formation Coopération et autonomie, quels moments forts retiens-tu ?

Ce que je peux retenir en termes de moments forts durant ce stage d’approfondissement BAFA étaient sans doute le grand jeu d’une heure et demi où les responsables n’étaient pas censés être présents sur le lieu, qui a été vraiment très bien géré par les organisateurs et auquel on a vraiment pris plaisir lorsqu’il a été mis en œuvre. Je retiens aussi les temps de formations sur l’éducation à la paix, comme les messages clairs, l’arc-en-ciel des sentiments, très intéressants et facilement mettables en œuvre, sans oublier les moments-soleils ou encore la résolution de conflits. Tous ces moments m’ont beaucoup appris sur la façon de résoudre les problèmes. Ils sont utilisables par tous les responsables, voire même les enfants.
D’un point de vue plus personnel, je garde en mémoire des moments très sympathiques autours d’un café ou d’un thé lors de pauses, ou encore les moments que nous passions le soir, à chanter tous ensembles des chants scouts.

Peux-tu nous en dire plus sur le moment spi et le grand jeu d’une heure et demi ?

Le moment spi était très intéressant. Les organisateurs ont commencé par un grand jeu en extérieur à “stands” et, à vrai dire, personnellement, je n’ai pas compris immédiatement que c’était un moment spi. Nous devions donc rassembler des bouts de fresque (car le folklore de ce stage était l’archéologie). Ensuite, nous nous sommes rassemblés à l’intérieur, nous avons reconstitué la fresque tout en découvrant le texte biblique. La fresque était mignonne, il faut se l’avouer ! Nous avons enchaîné sur un temps de réflexion sur les sentiments, à savoir le fait de trouver quels sentiments ressentaient les protagonistes du texte biblique et de les exprimer, de les écrire sur des feuilles. Nous sommes alors sortis de nouveau et nous avons passé un moment formidable en faisant du forum-théâtre ! Le concept étant que des personnes jouent une première fois la scène, ici avec les feuilles présentant les sentiments en main (et les exprimant) et ensuite, les personnes du public étaient invités, s’ils le souhaitaient, à venir jouer, en choisissant le sentiment qu’ils voulaient exprimer, le rôle qu’ils souhaitaient prendre. C’était très sympa et assez drôle. Personnellement, je ne suis pas montée sur scène, la timidité l’emportant sur l’amusement.

Quand au jeu d’une heure et demi, sans détailler autant que le moment spi, il était basé sur des plateaux de jeux (autours desquels chaque équipe était positionnée) qui, selon la couleur des cases, nous donnait plusieurs choses à faire : lire une blague, un défi… Et enfin nous donnait du matériel pour remplir notre malle de camp, car c’était là l’objectif de cette activité. Une fois un certain nombre d’objets obtenus, le jeu nous menait sur un jeu de piste physique et très amusant. Nous étions trois patrouilles ayant comme but de finir en premier le jeu de piste. Tout s’est passé dans la bonne humeur et sans aucun problème. C’était vraiment un défi dur à relever, et je tiens à féliciter les organisateurs, c’était vraiment extra !

Une dizaine d’autres défis ont également été organisé. Lequel t’as le plus plu/marqué ?

A vrai dire, l’ensemble du stage m’a marquée, mais si je devais retenir un jeu, ce serait effectivement celui où les responsables n’étaient pas présents. Cependant, un jeu, que nous avons dû inventer et mettre en œuvre, m’a plus particulièrement plu par la complexité du message à faire passer. Il fallait convaincre les enfants qu’on peut dire “non” à certains actes, gestes et paroles d’un adulte. Ce jeu était adressé à des louveteaux, et c’est en ça que c’était compliqué, car il fallait prendre des pincettes pour expliquer aux enfants à quoi on pouvait dire “non”. Nous sommes donc partis sur le thème du sentiment et comment réagir face à certains sentiments, dont la peur, le malaise… Le jeu se déroulait en trois étapes et était censé durer une heure trente. Il y avait deux étapes en plein air et une étape en intérieur. Même si le jeu a été écourté, du fait de la vivacité d’esprit des stagiaires, cela reste une expérience prenante, intéressante mais assez éprouvante, mine de rien.

As-tu le sentiment d’avoir développé tes capacités à coopérer et acquis plus d’autonomie ?

Je peux dire que oui ! Au fur et à mesure du stage, vu que les temps de préparation des activités et de briefs étaient de plus en plus réduits, j’ai acquis plus d’autonomie, et nous avons coopéré de façon impressionnante ! De même, lors de nos auto-évaluations en groupes restreints, pour savoir si nous allions obtenir ou non cette session BAFA. J’ai aussi acquis énormément d’expérience en termes de production et création d’activités, et cela s’est remarqué lors de ma dernière réunion de préparation de sortie avec les responsables de mon groupe local : j’ai trouvé que nous avions été plus productifs et créatifs.