Julien, Pierre, le prochain congrès aura lieu fin août 2014. En quoi se démarque t-il des congrès précédents ? Vous le définissez par exemple comme « porteur de sens », qu’entendez vous par ce terme ?

Le CA a mandaté notre équipe en décembre 2012, afin qu’un projet concret et justifié au regard des objectifs fixés puisse être présenté lors du Conseil d’administration de juin 2013 (vous aurez plus d’informations à la rentrée). Le Congrès 2014 s’inscrit à un moment particulier du scoutisme unioniste, peu après le centenaire du Mouvement. Il est porté par une équipe nouvelle qui bénéficie de l’expérience des précédentes “équipes congrès” et de l’embryon de capitalisation que celles-ci ont engendré. En bref, nous construisons en nous appuyant sur les forces et les faiblesses des congrès précédents.

On parle d’un projet « porteur de sens », car il va permettre pour la première fois à tous les responsables, les cadres et amis du mouvement de prendre le temps de questionner le projet du Mouvement, notre action commune. Il va être l’occasion de cheminer ensemble dans un cadre et une ambiance riche en sens comme en émotions.

Le CA a choisi de placer ce rassemblement sous le signe de la simplicité volontaire. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est effectivement une ambition du congrès et plus largement de notre mouvement … nous devons nous poser les bonnes questions et trouver le meilleur compromis dans nos choix organisationnels pour éviter qu’il n’ait un impact écologique et social trop élevé sur notre planète. Il est également primordial que ce ne soit pas un gouffre financier pour le mouvement.

A ce stade, il est difficile d’expliquer comment cette notion de simplicité volontaire se manifestera concrètement mais il est sûr qu’elle guide notre réflexion et la mise en œuvre du projet. Nous souhaitons que cela soit réellement porteur au moment du congrès et à plus long terme pour l’avenir du mouvement.

Concernant l’organisation, vous parlez de la mise en œuvre d’un congrès-action qui sollicitera les réseaux partenaires, l’Eglise Protestante Unie ainsi que les acteurs locaux et nationaux de la vie citoyenne. Dans quelle mesure seront-ils mis à contribution ?

Rien n’est complètement fixé pour le moment. Bien sûr, nous avons des pistes, des envies, et un réseau… mobilisé ! Nous espérons dynamiser notre réseau partenaires et nos liens avec l’EPUF. Ce congrès a vocation à devenir une plate-forme d’échanges mais pas uniquement entre nous, unionistes ! Nous cherchons aussi à fédérer les acteurs proches qui nous entourent et avec qui nous travaillons souvent au niveau local.

Nous parlons d’un « Congrès-action » car il nécessite un investissement à toutes les échelles du Mouvement. Chacun des participants apportera son vécu, ses projets et ses ambitions au mouvement et repartira un peu plus fort pour porter son engagement au service de la jeunesse. Nous vous en dirons plus lors des AREGI, sur les différentes manières de prendre part et de faire vivre celle-ci par de simples actions.

Vous êtes également à la recherche de bénévoles, issus ou non du Mouvement…quelles sont les « profils » recherchés ?

Nous ne cherchons pas des profils-types, nous cherchons quelques compétences et tout autant des personnes qui n’ont plus d’engagement direct dans l’association pour renforcer l’équipe.

Notre nouvelle organisation de recrutement passe par un pôle chargé des ressources humaines (2 personnes). Une première prise de contact avec le pôle RH permet de déterminer les envies, les désirs et les compétences de la personne qui souhaite s’investir. Nous serons alors en mesure de proposer au bénévole une tâche correspondant à ses désirs et répondant à son niveau d’implication. Nous travaillons avec l’idée que toute personne qui s’engage sur l’organisation du congrès le fait pour une mission identifiée dont elle connaît le périmètre. L’engagement est formalisé et sera bien évidemment valorisé ! Et pour nous aider dans cette tâche, le plus simple est de motiver un ancien responsable, un équipier régional ou un parent et l’inciter à prendre contact avec nous !