Pour commencer, posez-vous la bonne question …

Quelles sont les causes de cette baisse de motivation ?

Suite aux échanges et témoignages conduits avec des parents, les causes peuvent être de diverses natures, et en particulier :

  • un sentiment d’obligation
  • un manque de mixité entre les enfants
  • des jeux pas assez adaptés à l’âge
  • un sentiment d’isolement par rapport aux amis et aux cousins qui ne sont pas scouts
  • une adolescence difficile
  • une adolescence différente de celle que nous avons connue, nous, parents.

Comment réagir avec cet enfant ?

Tout d’abord, si cela n’est pas déjà fait, discutez sincèrement avec lui. En créant un dialogue d’échange, essayez de trouver les causes à cette baisse de motivation.

Par exemple, est-ce que qu’il s’ennuie ? Pourquoi ? L’idée est de trouver des éléments concrets et objectifs. « L’enfant s’ennuie parce que les jeux ne sont pas adaptés à son âge. » « Son responsable a changé 3 fois ces deux dernières années, et il ne peut pas se reconnaître dans cette situation. »

Une fois que vous avez analysé la situation, essayez d’analyser ce que les camps et les week-ends en général lui ont apporté : autonomie, groupe d’amis, débrouillardise… Prenez par exemple une feuille blanche et séparez-la en deux parties : les éléments positifs et les éléments négatifs.

Vous pouvez alors lui demander concrètement son avis sur les camps et ce qu’il attend de votre part. Certains parents choisissent de « forcer » leur enfant à camper. Cette solution n’est pas la meilleure, car elle pourrait avoir l’effet inverse attendu. Il ne faut pas croire que le parcours linéaire soit le plus commun : tout le monde n’a pas forcément été louveteau, éclaireur, aîné, puis responsable. Certains témoignages de responsables lors de formations BAFA, BAFD ont montré que certains d’entre eux ont quitté le Mouvement un ou deux ans avant de revenir encore plus motivés, conscients de ce qui leur avait manqué.

Bien sûr, il est préférable de trouver des solutions pour que cet enfant reste dans le Mouvement mais le cas échéant, ne le culpabilisez pas. Encore une fois, cette pause pourrait se révéler extrêmement bénéfique et lui permettre de faire le point.

Que faire ?

Il est important de communiquer avec les parents en leur faisant part de ces retours, il s’agit d’une communication importante pour bien comprendre l’ enfant en difficulté et veiller à son épanouissement.

Si d’autres enfants ont le même problème, vous pouvez organiser une réunion avec les parents pour discuter de cela ensemble et dégager des pistes d’évolution : approfondir les mixités âges /genres, suggérer de nouvelles idées d’activité, etc. En réponse au sentiment d’isolement, vous pouvez aussi proposer à l’enfant d’emmener ses amis ou ses cousins en week-end pour découvrir le Mouvement et le scoutisme. Le Mouvement est ouvert à tous. Il est également possible d’organiser des journées Copains pour faire découvrir l’association.

Vous l’aurez compris, forcer un enfant risque de provoquer son mal-être durant le séjour et se révèlerait contre-productif. Le camp constitue le point culminant de l’année et ne doit pas être vécu comme un calvaire. Pour cela, continuez à le motiver, à l’enthousiasmer, et travaillez collégialement avec les parents pour lui apporter une réponse probante. Et si la sauce ne prend toujours pas, pourquoi ne pas le diriger vers une activité plus adaptée à ses envies ?

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